Question : les éditeurs de journaux gratuits paient-ils une taxe pour couvrir les frais générés par le ramassage de leur torchons ? Ces journaux qui jonchent le sol des gares et remplissent les poubelles pour enfin échapper au recyclage !
Question : les éditeurs de journaux gratuits seront-ils un jour sanctionnés pour avoir incité leurs lecteurs à la paresse?
Je suggère que l’on fasse figurer au bas de la première page le texte suivant :
“Attention, la lecture de notre quotidien peut vous mettre en danger et vous rendre stupide avant même que vous puissiez vous en apercevoir”
Cette fois c’est décidé, je ne peux plus supporter ça, il est temps d’agir.
Encore une, là, seule, devant moi. Quelle tristesse ! Quelle cruauté !
Mais où est donc passée sa soeur jumelle ? Elles étaient pourtant si heureuses…
Tout de suite après leur conception elles ont été réunies, l’une contre l’autre bien alignées.
Stockées, transportées et rangées parmi leurs collègues au rayon homme.
Puis un jour ma main les choisi (pour elle ce fut comme la main de Dieu). Ce jour là, c’était bien elles les élues.
Enfin leur vie allait avoir un sens –quelques fois le mauvais sens, mais ça bon, on y peut pas grand chose, il y a des matins comme ça– elles étaient nées pour ça, l’une comme l’autre. Quelques fois à droite, quelques fois à gauche, c’était imprévisible, quel suspens, quelle vie mouvementée !
Bon, il y avait les odeurs, mais ça valait bien le coup d’attendre un peu, de supporter, parce que bientôt viendrait le carrousel !
Ahhh, le carrousel. Ce qu’elles pouvaient rires dans ces tourbillons d’eau mousseuse, séparées quelques instants puis à nouveau ensembles. Quel bal !
Et lorsque cela s’arrêtait, fatiguées, épuisées de rire, elles pouvaient se reposer en trois étapes plutôt agréables.
Suspendues l’une prêt de l’autre, elles attendaient patiemment l’instant des retrouvailles. Mais avant ça, encore quelques bonnes sensations sous le fer chaud avant de retrouver leur place parmi leurs amies, à la maison, dans l’armoire…
Puis le cycle reprenait. Quelle vie, quel bonheur ! Cela aurait été parfait si…
Si le syndrome de la chaussette orpheline n’existait pas ! Brrrrrrrr…
Et oui, ce matin, je l’ai retrouvée seule au milieu du linge froissé…
Pas moyen de retrouver sa soeur, comme d’habitude, volatilisée !?
Phénomène inexplicable : la chaussette qui disparaît !?
Je ne vois que deux possibilités :
1) Soit les machines à laver le linge ne sont pas si machines que ça… On nous cache quelque chose… Elles sont bien vivantes… Au fait, elles se nourrissent de linges… Leur préférences va aux chaussettes… Et quelques fois elles sont repues avant d’avoir mangé la paire ! Non ?
2) Il existe sur cette terre un dangereux psychopathe qui de puis la nuit des temps (disons plutôt depuis l’invention de la machine à laver) s’empare, s’approprie cette malheureuse et la fait disparaître à tout jamais, car tout le monde sait que l’on à jamais pu reformer la paire après le malheureux constat du syndrome de la chaussette orpheline…
C’est pourquoi, moi, Deblog 1er, je déclare qu’aujourd’hui même, je décide d’ouvrir le premier orphelinat pour chaussettes orphelines et m’engage à recueillir toutes les chaussettes orphelines du monde (lavées s’il vous plaît, merci).
A partir de cette affaire malheureuse et déplorable, je vais redonner une seconde vie à ces tristes ésseulées en ouvrant le premier shop de chaussettes disparates et par la même occasion lancer la nouvelle mode qui va bouleverser la face du monde :
“Porter des chaussettes disparates” ! (Riche, riche, je vais devenir riche… D’ailleurs j’en profite pour déposer un droit, un droit d’auteur, d’inventions, label swissmade, corporate, AOC, reservate for me, dont tuch, quality not copiable 2006. Voilà, je suis tranquille)… + brevet… NA.
Depuis ce jour plus qu’une seule chaussette à la fois est orpheline…?
– Eh ben oui, si l’on prend en considération que sur trois milliards de chinois, mettons qu’ils y’en a un sur six qui a au moins trois paires de chaussettes, alors que les occidentaux on en au moins trois douzaines par famille, tout ceci sans oublier que les pygmées n’en porte pas… Nous sommes donc à… à…
Si je me compte… à 12′533′287′932 paires de chaussettes. Donc si j’en perds une il en reste 12′533′287′931, ceci nous fait donc…
Une orpheline.
Si j’en perd deux il n’en reste plus que… plus que… ? Aller, aller un petit effort… 12′533′287′930 bien sur, ce qui nous fait zéro orpheline ! Eh ben oui.
Et si j’en perds 17 ? C’est, c’est…? Et bien, c’est que je suis un occidental
Arf, arf, arf…
Plaisanterie mise à part… -17, ça fait ?… ça fait…? Eh ben oui, 12′533′287′913, ce qui nous fait…
UNE SEULE ORPHELINE !
Et si un chinois en perd une, hein, ben alors quoi ? On fait… On fait quoi ? Une paire disparate bien sur !
PLUS D’ORPHELINE !
Armed Ben Said de Marakesh en perd une…
UNE SEULE ORPHELINE !
Himel Von Britchi de Bunplitz-les-Bains en perd une…
On reforme une paire disparate avec celle d’Armed…
PLUS D’ORPHELINE !
Da, dam, N’est ce pas miraculeux.–
Cette brève parenthèse refermée, vous constatez que nous vivons la fin d’une histoire et que plus jamais la tristesse n’envahira nos ménages, ni nos méninges, fini tout ce manège, Manon… Mmmh, mmmmh….mmmmh….. Miaoooow… Mais quelles sont donc ces chats qui miaulent sur nos steak…
DA, DAM, Zoing, Pouet ! Clap, clap, clap ! Braaaaavo !
Je vous en prie un peu de tenue. Parfaitement ridicule, pfff, deux chaussettes d’odeurs différentes, arf, vous n’y pensez même pas…
Pour l’envoi de vos orphelines :
SAPUE SA
Ouchy, Les mouettes
Lausanne
(Société Anonyme Pour ‘Une chaussette qui fut abandonnée un soir de pleine lunE‘).
Déposez le colis sur le quai (on s’en occupe).
[Suite : Le syndrome de la chaussette orpheline II]
