Plutôt réticent à consommer du “supermarché”, je passe tout de même sous l’enseigne Coop.
Il faut dire que lorsque les affaires ne vont pas et que la bourse est vide, on fait avec…
Mes motivations à consommer “juste” s’épuisent quelques fois. La tentation m’envahi et je craque… J’ai des sueurs, mes mains se crispent et c’est lorsque les tremblements commencent que plus rien ne va : “Paquets Haribo, chips, bières, tout y passe”.
C’est seulement lorsque je me retrouve la tête dans les cabinets, les larmes aux yeux, bavant un liquide multicolore que je me dis “peut-être devrais-je voir un psy”
Mais je vous rassure, ça ne se passe que rarement. Seulement lorsque une éclipse totale est visible, à quelque part, sur notre planète…
Bref, tout ça pour vous dire que c’est arrivé cette semaine, le mercredi 29 mars 2006.
J’ai donc passé l’enseigne orange et je me suis retrouvé devant deux sandwichs Betty Bossi en liquidation à 50%… Il est 19h00, je n’ai pas dîné, je dois prendre mon fils à 19h30… Donc, souper à 20h00 !
Mais pourtant j’entends bien cette petite voix qui me dit :
“Noooooon, tu vois ce pain blanc, avec ce beurre blanc, cette tranche de jambon rose. Pas de salade, pas de tomate, peut-être un misérable 20ème de cornichon enfoui dans la masse graisseuse, beurk !”
Oui mais bon, je suis pressé, j’ai faim et un petit sandwich, ça fera plaisir à mon fils… Aller, je prends, après tout 2.90 moins 50%, fois deux… Eh bien non, ça n’a fait plaisir à personne, parce que ‘Les sandwichs Betty Bossi sont vraiment abominable’ ! Et même pour 2.90 les deux, ça ne vaut pas le coup. La diète reste préférable.
Ils ont vraiment fait fort. Notre chère petite Betty Bossi qui avait si bonne réputation. Elle vivait tranquillement, paisiblement. Elle était heureuse… Jusqu’au jour où la Coop lui mit le grappin dessus. Projet diabolique, confier à je ne sais quel ponte du marketing, qui avec toutes ces théories commerciales à réussi à mettre notre pauvre Betty six pieds sous terre (lorsqu’il cherchera du boulot, il faudra qu’il évite la référence “Conception de la ligne BB”).
Betty Bossy Coop, c’est comme un restaurant qui vous propose un décor de cantine avec de la bouffe de cantine, aseptisée au goût “aromat”. Le genre de truc “N’y retourne pas”…Et, je jure devant l’Eternel que plus jamais BB Coop ne franchira mon palais. Et si Dieu décide de servir du BB Coop au paradis… J’irais en enfer.
Pour terminer, je propose à la Coop d’abandonner sa ligne BB et de me contacter. Je peux proposer une ligne qui fera, c’est garanti, au minimum 50% de chiffre d’affaire de mieux !
Quoi que… Non! Pas la peine de m’appeler. Tout bien réfléchit, je ne veux pas devenir complice de la réussite d’un des requins du marché actuel ! Qu’ils continuent ainsi, c’est très bien comme ça.
“Lors de l’éclipse totale suivante, il se fit enchaîner au pylône le plus proche. Une fois la lumière de retour, il fila chez son boulanger déguster un sandwich au pain complet (mille graine bio), tomate (du pays), salade (du pays), cochonnaille (du pays). Et MIAM, il vécu heureux et eu beaucoup moins faim…”
