Voilà, dans mes longues nuits sans sommeil, des pensées me traversent l’esprit.
Disons plutôt qu’elles passent et s’arrêtent, là, juste au milieu de mon repos.
Elles discutent sans gêne et ne pensent pas une seule seconde que cela puisse m’empêcher de trouver le sommeil.
Alors pour les chasser, je viens, là, ou vous regardez en cet instant même -> ici < - et j’essaie tant bien que mal de les larguer dans ce fourre tout. C’est ainsi, que généralement, je peux enfin m’endormir…
Peut-être, est-ce parce que mes textes sont à dormir debout… C’est pour ça que je me lève… Parce que si je reste couché… ZZZZZ…
Donc, LE PEUPLE EST COUPABLE…
Tout le monde s’accorde pour accuser, les ‘grands’ de ce monde. Les médias, en particulier, jouissent dès qu’ils peuvent lancer des débats qui font des polémiques à n’en plus finir.
On accuse les gouvernements, les politiciens, les banquiers, les financiers, les directeurs, les grandes entreprises et tous leurs compères. On les accuse d’injustices, d’ingérences, d’abus, de tricheries et autres trucs de ce genre, en tous genres…
Ils sont méchants, ils dilapident, ils licencient, ils délocalisent. Ce sont des requins !
Mais c’est vrai tout ça !
Ben alors, quoi ?
Ben alors, le peuple… que fait-il, là au milieu ?
Il se lamente, il se plaint et il réclame :
Syndicats pour protéger l’ouvrier, manifestations contre la délocalisation et contre les fermetures d’entreprises. Il se plaint des baisses de salaires. Il se plaint d’une indexation du salaire insuffisante. Il ne veut pas d’augmentations d’impôts. Il ne faut pas toucher à ses libertés, à ses petits conforts, pas de concessions. Il se plaint, se lamente. Trop de pollution, les médicaments sont trop chers, les assurances sont trop chères, et bla, bla, bla.
Mais voilà, le problème c’est que le peuple est coupable !
Où consomme le peuple, hein ?
Chez l’épicier du coin ? Le boulanger ? Produits locaux ?
Mais non, bien sur !
A la Migros, la Coop, Mediamarkt, Interdiscount, GrosTrucMachins, MadeInChina, MoinsCherQueTout, EasyJet, PourvuQuonYgagne, HeureuxPlex, TantPisPourLesPetits
… et Patati et même patata,
… puis patatra, FauxPasTétonner…
L’offre ne répond t’elle pas à la demande ?
Et que demande le peuple ?
Du pas cher, à jeter après consommation…
Non mais !
Il faut consommer un maximum de produits bon marché, le plus souvent en provenance d’Asie…
Mais il ne faut surtout pas que les entreprises délocalisent.
Il faut des fruits sans tâches, brillants, sans pépins et pas chers.
Peu importe s’ils sont aux pesticides et s’ils ont parcouru des centaines, voir des milliers de kilomètres pour arriver chez nous.
Les légumes, c’est toujours bon à prendre quand c’est moins cher que le légume bio du coin.
Et tant pis s’ils n’ont pas de goût, si ce n’est pas la saison et si les ouvriers, là bas, sont indignement exploités.
C’est comme ça, le peuple récolte ce qu’il sème, il ne le mange plus
Un lecteur DVD à 30€, un mobile à 1€ et on change tout les six mois.
Mais, bien sur, je n’y avais pas pensé !
Ca fait marcher l’économie tout ça, suis-je bête…
Bon, ben moi je vous le dis, vous pouvez toujours faire des polémiques et vous plaindre, mais tant que vous ne changerez pas votre mode de fonctionnement et de consommation, rien ne changera !
«Non, je dit ‘vous’, parche que ch’est moi qui écrit et que ch’est moi qui dirige cette page et que ch’est que moi je chuis meilleurs que vous. Voilà. Et que aussi, ch’est moi le chef !»
Nos enfants, grâce à vous, vont bosser comme des c… et se feront jeter, parce que eux et leurs semblables, feront comme vous leur avez appris, ils consommeront n’importe où et surtout n’importe quoi et encore surtout : Si c’est bon marché !
Je vous le dit, « LE PEUPLE EST COUPABLE » : E N E N F E R !
Voilà, je conclu avec ce fameux proverbe, pas Chinois du tout :
« Le peuple scie la branche sur la quelle il se trouve et démontre que l’intelligence de l’être humain s’arrête là où commence le profit… ».
«Encore, je dois dire, que ch’est vous les chefs de la zone commentaire et que vous puissiez dire ce que vous pensez, mais cheulement que si vous le disiez intelligemment. Chi non, que moi, le chef suprême, je vais me fâcher !»
